L’idée vient de l’Université de Southampton où les chercheurs proposent une réponse au manque de prise en compte de l’accessibilité par les entreprises dans leur politique web.
La solution proposée réside dans une simple clé USB contenant les outils nécessaires à l’évaluation de l’accessibilité d’un site (synthèse vocale, loupe d’écran, navigateur portable…). Cette solution a été privilégiée à un outil d’évaluation automatique car le fait d’envisager l’accessibilité sous l’angle technique exclusivement est réducteur. Appréhender un site à travers les outils fournis permet de mieux évaluer la facilité d’usage, la productivité, et plus largement le confort d’utilisation de tous.
Ce kit répond aussi aux attentes des internautes en situation de handicap en mettant à leur disposition un ensemble d’outils améliorant leur confort de navigation, dans la mesure bien sûr où le site consulté est accessible.
Plus de 45% des internautes seraient confrontés à des problèmes d’accessibilité lorsqu’ils consultent les contenus ou utilisent les services d’un site web « classique ».
Ce constat soulève la question de l’accroissement potentiel de l’audience et de la satisfaction des internautes vis à vis des sites web dans leur ensemble. La législation apporte une réponse immédiate pour les services publics; pour les autres, c’est surtout la capacité à appréhender les bénéfices de l’accessibilité qui conduit à franchir le pas.
S’il fallait définir une première approche nécessaire pour initier la prise en compte de l’accessibilité, elle serait basée sur les 3 niveaux du WCAG, le référentiel d’accessibilité du W3C.
Le niveau de base A est à préconiser pour les sites de contenus, il garantit une accessibilité de base adapté aux tâches de consultation et de navigation.
Le niveau A.A. est recommandé pour les sites proposant un service en ligne; les actions à réaliser sont plus complexes et peuvent nécessiter des tâches de manipulation en plus de celles de consultation, de saisie et de navigation. Quant au niveau A.A.A., il est à réserver aux sites dédiés à un public spécifique. En présentant une accessibilité de très haut niveau, ils garantissent un parfait confort d’utilisation aux internautes en situation de handicap.
L’accessibilité est l’un des facteurs qui participe au succès d’un dispositif web en contribuant à la réalisation de ses objectifs. L’accessibilité agit sur les leviers clés de la performance web :
- l’engagement utilisateur : en garantissant le confort d’utilisation de tous les visiteurs, l’accessibilité contribue à la construction d’une expérience positive qui augmente l’adhésion et qui fidélise.
- le pilotage de la qualité, maillon essentiel de la satisfaction utilisateur. Prendre en compte l’accessibilité implique une démarche de respect d’un référentiel qui de facto s’assimile à une approche qualité.
- l’environnement digital est mieux maîtrisé : la démarche qualité contribue à générer une e-opinion plus positive et renforce la visibilité sur les résultats de recherche. Les préconisations en matière d’accessibilité sont effectivement très voisines des recommandations d’optimisation pour le référencement. Il n’est ainsi pas rare de voir l’audience bondir de 20 à 40% après prise en compte des recommandations d’accessibilité à contenu égal.
La prise en compte progressive de l’accessibilité correspond à une plus grande maturité des acteurs du web, toujours plus attentifs à la qualité des services qu’ils proposent sur un media encore jeune. Les normes se construisent graduellement là où elles sont établies de longue date dans d’autres secteurs comme le bâtiment, ou le design produit. Le web est en bonne voie!
Pourquoi parler de réalité augmentée maintenant? Tout simplement parce que ses applications fascinent (pas uniquement les passionnés de science fiction !) et répondent à une attente forte des utilisateurs.
Preuve en est, les tendances de recherche internationales n’ont jamais connu l’engouement que l’on peut observer aujourd’hui.
Alors que les concepteurs d’applications cherchent encore comment tirer le meilleur partie des mobiles pour leur marque en reproduisant les usages sédentaires (le mobile d’aujourd’hui tente de mimer la télé, la console de jeu, l’ordinateur fixe…) nul doute que la réalité augmentée est la voie qui donnera au mobile sa plus grande valeur ajoutée : l’usage contextualisé.
C’est à dire? Faciliter le quotidien en faisant ressortir les données aujourd’hui plus difficilement accessibles, elles sauront trouver leur place et affirmer le rôle du mobile comme facilitateur du quotidien. Et nombre d’applications sont déjà au rendez vous :
- Wikitude vous montre les points d’intérêt à votre proximité pendant vos vacances;
- Layar vous présente les contenus intéressants proposés par Flickr, Wikipedia, Yelp, Qype, Tiwtter… relatifs à votre localisation;
- TwittAround affiche les twitts à proximité de votre localisation;
- TAT Augmented ID vous donne toutes les informations sur la personne qui se trouve face à vous grâce à sa technologie de reconnaissance faciale (voyons cette application plutôt comme un jeu !)
Notons qu’actuellement l’essentiel des informations exploitées sont celles disponibles sur Internet; c’est leur qualité conditionnera le succès de ces usages émergeant. A ce titre, tirer partie du « web des données », prochaine révolution annoncée par Tim Berners-Lee garantira sans aucun doute la meilleure solution pour allier une expérience d’usage novatrice à des données de qualité irréprochable.
C’est le message que souhaite faire passer Tim Berners-Lee notamment au cours de la conférence animée pour TED sur l’avenir du web :
L’une des faiblesses reconnues du web aujourd’hui est son hétérogénéité. C’est de cette hétérogénéité que sont nés les moteurs de recherches chargés de trouver l’information dans un environnement sémantique non structuré.
La volonté du W3C – organisme chargé de définir les standards web – à travers le projet « Linked Data » est de proposer un nouveau modèle dont l’objectif est de passer du web des hyperliens au web des données.
Avantage : ne pas se contenter de mettre à disposition des données sur le web, mais faciliter leur exploration via des liaisons établies entre données liées.
En d’autre termes, combattre l’hétérogénéité du web en en établissant des liens plus structurés pour faciliter l’accès aux données liées.
Le succès de cette approche repose sur l’existence de bases de données ouvertes. Plusieurs initiatives comme DBPedia ou GeoNames illustrent la puissance potentielle de cette approche et de ses applications possibles (ex. DBpedia Mobile). Les barrières au déploiement de cette nouvelle approche du web sont culturelles et stratégiques : quels pays, quelles entreprises, quelles organisations accepteront d’ouvrir des bases de données sans craindre de se défaire d’avantages concurrentiels ou tout simplement d’un modèle économique vital?
HTML 5 n’a jamais autant fait parler de lui, et ce ne pourrait être qu’un début lorsqu’on analyse de plus près les capacités annoncées par celui qui a déjà fait renoncer le W3C à poursuivre les travaux engagés sur XHTML2.
Certaines démonstrations des possibilités du futur HTML ne font pas rêver que les experts en intégration HTML. Si vous disposez d’un navigateur aptes à l’interpréter (comme Opéra 10), testez donc cette démonstration de formulaire conçue exclusivement avec HTML 5 (sans aucun javascript, donc beaucoup plus accessible!).
Cette démonstration illustre quelques uns des changements annoncés par HTML5 qui entend prendre en charge des fonctionnalités jusque là réservées aux plug-in (plus aisément hackables) grâce à 8 nouvelles API.
De nouvelles balises apparaissent, par exemple :
canvas offre des capacités de création de dessin ou d’animation 2D et 3D et peut faire de HTML5 un concurrent de Flash ou Silverlight.
audio insère un contenu audio
video fait la même chose avec les videos
Avec une telle richesse fonctionnelle, on est en droit de s’interroger sur le rôle du système d’exploitation dans un avenir proche, où compte tenu des capacités des futures technologies d’interfaces, l’utilisateur interagira avec son ordinateur essentiellement via son navigateur web. Les leaders de demain seront ceux dont les navigateurs auront la meilleure aptitude à offrir une expérience utilisateur de haut niveau à travers leur capacité d’interprétation des nouvelles normes web.
Comme le soulignait très justement Jay Sullivan au Google I/O, plus que n’importe quel système d’exploitation, c’est Internet aujourd’hui qui est devenu un moteur d’innovations. Et HTML5 ne le fera très certainement pas mentir…